• Jean-Michel MOULIS

La formation FI (Flight Instructor)

Mis à jour : 16 nov. 2018

Nous sommes le 28 mai 2018, j'attaque ma formation d'instructeur sur la base de MONTPEZAT (47).

J'ai la chance de retrouver un appareil que je connais bien, le NYNJA... Entre deux averses, je reprends le chemin de l'école et de l'instruction. Beaucoup d'humilité il faut, pour reprendre à zéro (presque), les préalables en vol. Remise à niveau en place droite, celle de l'instructeur, pour laisser la place de pilote (gauche) à l'élève...et dans mon cas à mon instructeur (d'instructeur) qui joue les élèves à certains moments...

Passé deux ou trois touch and go pour m'habituer au changement de côté, les affaires sérieuses commencent. C'est un nouvel univers de vol qui s'ouvre à moi. Pour faire un parallèle, jusqu'à présent on m'avais juste demandé de connaitre le manuel d'utilisation pour voler et aujourd'hui je suis dans le mode menu étendu...

Apprendre ça fatigue, alors il ne faut pas hésiter entre deux vols, de faire une pause...


La philosophie d'un instructeur, c'est avant tout de transmettre un savoir. Transmettre le savoir de piloter c'est laisser à un apprenti pilote les commandes tout en étant très prompt à corriger en cas de manœuvre non adaptée, pour ne pas dire dangereuse... Et mon instructeur, jouant les élèves, donne le ton ! Mettant l'appareil dans des positions extrêmement inconfortables avec une nonchalance déconcertante. C'est presque un jeu... Deviner la prochaine boulette... Près du sol ! En virage ! Au décollage ! A l'atterrissage...

Un jeu plein de sens ou comment corriger un élève tout en y inculquant à chaque fois une leçon, calmement, en expliquant pourquoi ne pas faire de cette façon et comment bien le faire et de la meilleure façon...

Finalement j'y réapprends les préalables au rythme des boulettes simulées de mon instructeur !

Tout ces émotions, ça creuse... Il est l'heure de la collation...


Qui dit devenir instructeur, dit de savoir maîtriser un appareil, même dans des conditions désespérée...

La vrille fait partit de ces situations extrêmement dangereuses. La vrille c'est déjà l’étape d'après où par manque de vigilance, de vitesse, ou sur un virage engagé avec manque de vitesse, l'appareil à décroché de façon dissymétrique. On appelle ça le départ en vrille. Cette situation est la plus inconfortable et déstabilisante qui peut survenir à un pilote, si bien que si on a jamais vécu cette situation, il y a peu de chance d'avoir les bons réflexes pour en sortir.

Alors, toujours dans un soucis de sécurité, je suis aller à l'encontre de ces situations.

Toujours sur la base de MONTPEZAT, j'ai effectué un vol avec 6 ou 8 départ en vrille avec récupération sur un avion adapté à réaliser de la voltige. Un CAP10... Magnifique ceci dit en passant :-)


La première a été violente. Le décrochage sur une aile entraîne une vrille. Rapide, inconfortable. La planète terre tourne autour de vous. Le facteur de charge paralyse presque vos capacités à réagir. Pour s'en sortir, il y a une procédure. La même sur tout les aéronefs. C'est finalement la répétition de cette procédure de sortie de vrille qui permet de maîtriser au mieux la situation.



Qui dit formation à MONTPEZAT d'AGENAIS, dit nombreux déplacements... Par la route 1h50 ! Par les airs 35 minutes... J'ai choisis les airs :-)

Refull du CTSW et départ pour MONTPEZAT...



Et puis sur la route, il y a des copains...


Alors petite halte chez Jean-Claude AYNIE sur sa magnifique base de SAINT-CLAR dans le GERS pour le café du matin...

Puis reprendre la route au dessus des nuages... Simplement magique...


La formation, c'est aussi un volet pédagogique, que je révise entre deux vols... Il y a pire comme conditions :-)


Allez, on s'y remet...

C'est l'heure de repartir, par les airs...

Sur le chemin du retour, il y a toujours une pause à faire chez Jean-Claude AYNIE, où sa mimine "Zaza" occupe les lieux...

Petit câlin, et je repart... :-)

Ah, non "Zaza", me suis dehors pour réclamer une dernière caresse...

8 août 2018, dernière journée en tant qu'élève ! (Mais, je ne le saurais qu'après mes heures de la journée). Départ de MURET avec beau temps...

Que dis-je, beau temps ! Temps magnifique :-)

Le CT est parqué, la journée commence....

Bon je travaille, mais j'ai toujours un petit coup d’œil sur le paysage et cette Garonne, entre AGEN et MARMANDE, simplement sublime... On y devine une plage, déserte... Un petit coin à baignade :-)

Dernière pause avant une dernière heure ou mon instructeur me déclarera apte...

8 août 2018, je suis enfin Instructeur de pilote...mais stagiaire...

Je vais donc attaquer une vingtaine d'heure à former du pilote en tant qu'instructeur stagiaire...


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